Storytime d’un King: « J’aurais aimé ne jamais avoir épousé une personne qui n’est pas d’abord heureuse avec elle même. »

Quand on est amoureux, on laisse souvent nos sentiments nous emporter dans ce qu’on croit être la finalité de la passion entre 2 êtres. On se dit souvent « Je l’aime alors pourquoi hésiter? » Et on se lance dans le mariage car « c’est la plus grande preuve d’amour, dit-on ».
Mais le mariage est aussi et surtout un engagement à vie dans lequel on n’entre pas sans avoir mûrement réfléchit. Je dirais qu’on ne se marie pas seulement parce qu’on aime, on se marie surtout parce qu’on a bien réfléchit afin d’éviter de se « mettre la corde autour du cou ».

Voici l’histoire de mon ami. C’est un homme bon, mature, qui sait ce qu’il veut. C’est un homme marié, qui a aimé avec passion mais qui aujourd’hui se sent prisonnier dans son mariage. Il m’a écrit une lettre pour vous. La voici.


 « Attacher le nœud »

tie the knot

La vie est pleine de décisions que vous devez prendre jour après jour. Certaines de ces décisions sont plutôt faciles, comme l’ingrédient que vous voulez sur votre pizza, ou quel film vous voulez voir avec vos copains ce soir. Cependant, il existe des décisions complexes qui peuvent malheureusement changer votre vie au point de non-retour. Une de ces grandes difficultés est de partager le reste de votre vie avec quelqu’un. Les personnes non mariées à travers le monde devraient peser leurs intérêts et ceux de leurs partenaires avant de se dire oui pour la vie. Permettez-moi de vous révéler un chapitre de ma vie pour vous montrer comment j’ai découvert cette vérité.

Quand j’avais à peine 21 ans, ma vie était déjà bien en place. J’ai obtenue mon diplôme universitaire avec des notes remarquables dans un domaine d’étude que j’ai terminé en un temps record. Tout le monde était fier de moi; ma famille, mes amis et pratiquement tout le monde que je connaissais, car même si je ne venais pas d’une famille aisée, je me débrouillais très bien. Quelques mois après l’obtention de mon diplôme, j’ai obtenu un excellent travail qui m’a fourni les moyens nécessaires pour avancer dans la vie.

Je suis un chrétien dévoué depuis l’âge de 14 ans. Dans mon église, j’ai rencontré une femme, belle, intelligente et travailleuse. Elle s’appelle Christine. Elle était dans mon église depuis 3 ans après avoir déménagé de sa ville natale pour terminer ses études. A sa façon de me regarder, je pouvais dire qu’elle m’aimait autant que je l’aimais. Il m’a fallu beaucoup de courage pour l’inviter à sortir puisque nous étions simplement amis depuis un moment. Après quelques mois et plusieurs rendez vous, nous avons décidé qu’il était temps d’officialiser notre relation. Nos deux familles étaient ravies de nous voir ensemble. Nous étions tellement amoureux, c’est comme si nous étions fait l’un pour l’autre. J’aurai fait n’importe quoi pour que Christine se sente heureuse. Je pensais à elle jour et nuit et une seule pensée pour elle suffisait pour mettre un sourire sur mon visage.

Une année s’était écoulée et notre amour était aussi solide et pur que lors de notre première rencontre. L’attraction entre nous était harmonieuse et forte comme la force gravitationnelle entre la terre et la lune. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de lui demander sa main. Je voulais que Christine soit celle avec qui je partagerais ma vie parce que je n’avais jamais ressenti autant d’amour pour une autre. Je lui ai demandé de m’épouser le jour de son 22e anniversaire. Elle semblait si extasiée et choquée, mais elle a dit: « Oui, je le veux! »; juste ce que je voulais entendre.

Nous étions d’accord pour organiser notre cérémonie de mariage un an après. Nous avons donc commencé à planifier notre grand jour. Pendant cette année, nous avons passé beaucoup de temps à apprendre à nous connaître. Nous sommes allés en voyage, nous avons passé d’innombrables heures au téléphone et nous avons mis en place des projets ensemble. Rapidement, j’ai commencé à remarquer que Christine n’était pas entièrement satisfaite de sa vie. Elle détestait son travail. Elle disait qu’elle regrettait ce choix de carrière. Que c’était trop fatiguant et accablant. Elle ne pouvait pas supporter certains membres de sa famille parce qu’ils étaient trop stupides et sans considération. De plus, elle se sentait très malheureuse parce qu’elle a eu une enfance difficile. C’était dur à vivre pour elle puisqu’elle n’a jamais vraiment su qui était son père. Ce qui fait qu’elle a été élevée non seulement par une mère immature mais aussi un beau-père alcoolique et égoïste. Christine souffrait au fond de nombreuses blessures émotionnelles et aussi mauvais que ces choses pouvaient être pour elle, je croyais toujours que nous pourrions les surmonter à cause de ce que nous ressentions l’un pour l’autre. Quoi qu’il en soit, au moins elle était heureuse quand elle était avec moi.

Quand nous parlions de nos rêves ensemble, elle adoptait souvent une position très limitée et ferme: je voulais que nous vivions dans un autre pays, elle ne voulait même pas écouter ce que j’avais à dire à ce sujet. Je voulais une maison, elle voulait un appartement. Je voulais deux enfants; elle en voulait trois… Nous n’étions pas d’accord sur pas mal de chose. Le temps était écoulé, une autre année avait passé, le mariage est arrivé!

Jusque-là, j’avais découvert beaucoup de différences entre nous et je ne nierai pas que j’ai beaucoup réfléchi à tout cela. J’étais jeune et avec beaucoup de rêves en moi. J’aimais cette femme malgré tous les bagages que la vie avait mis sur ses épaules. Après tout, n’est-ce pas ce qu’est le mariage?: « Tolérer et aimer l’autre personne même avec ses défauts »

Le grand jour est finalement arrivé. Nous nous sommes mariés quand nous avions tous les deux 23 ans. C’était une belle journée, j’étais si heureux d’épouser enfin la femme que j’aimais tant. Malheureusement, quand je la regardais au milieu des décorations blanches et turquoises, des acclamations et des caméras, son visage était décoré de tristesse et de chagrin; le type de tristesse que tu essayes de cacher avec un sourire mais qui se voit quand même dans tes yeux.

La première année de notre mariage était ce que l’on peut décrire comme chaotique, irritant, mais passionnant, comme un tour sur des montagnes russes. Parfois, il y avait de la passion entre nous; d’autres fois, il y avait de la colère et de la pitié. J’ai compris qu’il était de mon devoir de rendre Christine heureuse et la satisfaire pour qu’elle se sente spéciale aux yeux du monde. Dans cet esprit, je lui apportais régulièrement des fleurs, cuisinais pour elle, l’emmenais à différents endroits, je l’aidais avec les corvées à la maison, et j’étais là pour elle chaque fois qu’elle avait besoin de moi. Malgré mes efforts et le temps que je consacrais à anticiper tous ces détails, Christine continuait à être malheureuse et amère. Un jour, je suis rentré tôt pour organiser une petite surprise pour elle. J’ai préparé le dîner et décoré notre chambre avec des fleurs et son chocolat préféré. Je lui ai écrit une lettre lui disant combien je l’aimais. Quand elle est rentrée, je l’ai emmenée dans notre chambre pour lui montrer la petite surprise, je lui ai donné la lettre, et elle a prononcé un « Merci » froid et amer. Les pétales de fleurs et les morceaux de chocolat ont fini sur le sol après qu’elle les ait jetés avec colère.

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Si quelqu’un regarde nos albums photo ou des photos occasionnelles que nous avons pris ensemble pour chaque occasion spéciale de notre vie, il verrait un homme qui a donné son dernier morceau d’énergie pour satisfaire les désirs de sa femme, et à côté de lui, une femme qui ne sait pas ce qu’elle veut.

« Après deux ans d’efforts infructueux pour rendre ma femme heureuse, j’ai abandonné. »

J’ai réalisé qu’elle avait besoin de faire la paix avec son passé et avec elle même. J’ai cessé de faire attention à toutes ces choses détestable qu’elle pouvait dire, et alors les combats et les désaccords ont cessé. Nous pensions tous deux que c’était bon signe, que nous avions enterré la hache de guerre, mais ce que cela signifiait en réalité, c’était que nous nous étions abandonnés l’un et l’autre. Tout ce romantisme et cette passion que nous avons vécus pendant des années ont disparu.

Quand nous avons eu 26 ans, notre relation semblait s’améliorer, il n’y avait plus de confrontation. Malgré le fait que nous ne nous soucions pas beaucoup l’un de l’autre, nous sommes devenus de bons compagnons, ceux qui acceptent l’autre avec ses défauts mais qui se concentrent sur leurs propres intérêts et leur satisfaction. C’est alors que nous avons décidé qu’il était temps d’avoir un enfant. Christine est tombé enceinte et cette nouvelle lui a apporté de nouveaux espoirs. Maintenant, elle avait une raison de se battre et j’étais heureux de voir de la joie dans ses yeux. Quelques mois plus tard, nous avions une fille en bonne santé et joyeuse, Victoria.

Il est typique de penser qu’un jeune couple puisse avoir des difficultés en tant que parent, mais étonnamment, nous nous sommes bien débrouillés. Nous avons traversé la première année de Victoria en nous appuyant l’un sur l’autre pour s’occuper d’elle. Après cette belle phase de notre vie, notre relation était toujours paralysée. Quand nous étions ensemble dans la maison, nous avons tous deux pris l’habitude de faire les choses séparément. Par exemple, je lisais un livre pendant qu’elle était absorbée par les applications de médias sociaux sur son téléphone. Nous nous occupions habituellement de choses banales pour éviter de parler de notre relation frêle et épuisée; c’est comme voir un énorme éléphant dans une pièce mais être trop lâche pour le pointer.

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Deux ans ont passé, notre relation continue de s’effondrer. La nouvelle méthode est la négligence. Aujourd’hui, je remarque que tout le fardeau de notre famille repose uniquement sur mes épaules. Je me retrouve à faire la plupart du travail en ce qui concerne la maison et notre petite fille. Christine dit qu’elle a toujours des problèmes au travail, ce qui consomment toute son énergie mentale. Donc, je présume que je ne suis là que pour remplir un rôle et que je n’ai pas d’importance, mes sentiments ne comptent pas, mes besoins ne comptent pas, je suis juste là pour revêtir ce rôle de soldat dans une tranchée alors que la bataille a déjà commencé. Je suis un père, je dois être fort.

Récemment, j’ai dit à Christine que je ne voulais plus avoir d’enfants; non pas parce que je regrette d’avoir Victoria, mais parce que je considère qu’il est égoïste d’amener plus d’enfants à un mariage dysfonctionnel.

« Avec le recul, mis à part le fait que j’ai une fille merveilleuse, j’aurais aimé ne jamais avoir épousé quelqu’un qui n’est pas d’abord heureuse avec elle même parce qu’une personne malheureuse ne peut pas vous rendre heureux. »

Un mot pour les Woman: Je voudrais qu’elles se rappellent que tu ne te maries pas seulement pour ton propre bonheur, mais pour le bonheur de l’autre personne. Sois donc sûr que tu complètes l’autre avant de faire le grand saut.


 

Dear WOMAN,

Au travers l’histoire de mon ami, comprends une fois de plus l’importance, la nécessité, l’obligation de guérir de ses blessures émotionnelles avant d’entrer dans une relation de couple. L’importance d’être en bonne relation avec toi même. Sache que tu ne trouveras jamais le bonheur dans le mariage; si c’est ce que tu penses, je t’assure que tu te trompes. Moi même il y a quelques années je pensais pareil et Dieu m’a montré que je me trompais sur toute la ligne.

Il est écrit « Celui qui trouve une femme, trouve le bonheur » Proverbes 18:22. TU es le bonheur, tu as le bonheur en toi. C’est ce qui te définit. Comment peux tu aller le chercher ailleurs? Un homme est incapable de te rendre heureuse. La preuve, mon ami a essayé de se rendre sa femme heureuse mais tant qu’elle ne sera pas en paix avec elle même, qu’elle n’ira pas chercher au plus profond d’elle même cette paix, ce bonheur, elle ne le sera jamais véritablement. On entend souvent: « Quand je serai riche? Je serai heureuse« . « L’argent ne fait pas le bonheur mais il y contribue« . « Quand je serai marié à un homme qui m’aime je serai heureuse« . Faux et archi faux. Je t’assure que c’est une utopie, le bonheur c’est toi car le bonheur est en toi.

La 2eme chose que j’aimerai te dire c’est ne pense pas que l’amour suffit pour s’engager avec quelqu’un. Ce n’est pas parce que tu es bien avec cette personne au moment présent que tu dois te marier avec. Tant que tu ne la connais pas réellement ne commence pas à t’engager, à faire espérer, à faire des promesses car crois moi viendra le temps où alors que tu te rendras compte que vous n’avez peut être pas la même vision, que vous êtes assez différents, et il sera trop tard pour faire marche arrière car quelle courage il faut pour oser annuler des fiançailles (même une relation sans fiançailles mais qui a duré des années). C’est horriblement difficile de faire marche arrière quand toute la famille connait la personne, quand tout le monde croit en votre couple et que la personne en face s’est accroché à vos promesses. Beaucoup de personnes n’osent pas rompre une relation trop engagée car elles ont peur de ne jamais retrouver quelqu’un d’aussi bien, peur de détruire l’autre et de la blesser profondément. Sauf que plus tu prends du temps et plus tu agrandis la douleur. Plus le temps passe, plus tu te feras une raison en disant « Ce n’est pas grave, je l’aime, c’est l’essentiel ». Tu abandonneras car tu ne veux pas te battre, tu ne veux rien compliquer. Tu accepteras juste parce que tu l’aimes. Et selon le type de problème de ton partenaire tu récolteras forcément les conséquences de tes choix. Je t’encourage à avoir dès maintenant avant qu’il ne soit trop tard le courage de faire ce qu’il faut tant qu’il est encore temps. Une simple présentation aux parents est une promesse, aux copines, se projeter dans la vie, emménager ensemble, rêver du nombres d’enfants qu’on auraient etc. Tout cela ne pourrait être que des détails si cela ne créait pas en l’autre un espoir et cet espoir qui grandit t’empêchera demain de prendre la meilleure décision de ta vie.

Alors, dès le moment où tu hésites, ne fait pas l’erreur de te mettre la corde autour du cou, rompt cette relation quand bien même tes sentiments te pousseraient à rester. Le cœur a ses raisons mais le cœur n’est pas mieux que la sagesse! Réfléchis bien. Si tu sais que sent que ça coince et que tu n’es pas heureuse, rompt cette relation!

 » C’est un piège pour l’homme que de prendre à la légère un engagement sacré, Et de ne réfléchir qu’après avoir fait un vœu. » Proverbes 20:25

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Publié par

Fondatrice et rédactrice en chef de Whataboutthelove, enseignée et transformée par la grâce de Dieu, son désir est de transformer par ses mots la vie, le foyer et le mariage de ses lecteurs.

4 commentaires sur « Storytime d’un King: « J’aurais aimé ne jamais avoir épousé une personne qui n’est pas d’abord heureuse avec elle même. » »

  1. Comme quoi, ce n’est pas parce que c’est la « bonne personne » selon nos critères et qu’elle est de la même confession que nous qu’il faut sauter le pas… Souvent les blessures enfouies mettent du temps à resurgir. Une amie m’a dit un jour « ne fais jamais de projet de mariage quand tout va bien, si vous réussissez en pleine tempête à courber la tête, genoux à terre et à crier à Dieu pour votre couple c’est là, la véritable preuve de la solidité de votre relation. » J’adhère totalement !

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